« Charles Kouoh Kotte: En 2019, nous allons Fêter les 60 ans de l’athlétisme camerounais »

 Le Secrétaire Général de la Fédération Camerounaise d’Athlétisme (FCA) fait le bilan de l’année 2018 et présente les perspectives de la nouvelle année 2019 avec beaucoup d’espoir.

Comment se porte la fédération camerounaise d’athlétisme ?

Elle se porte très bien. Vous voyez bien que nous sommes ici dans le cadre d’un événement préparatoire à la course de l’espoir une partie de notre vaste calendrier en 2019. Nous allons aussi ouvrir la saison sur piste le 26 janvier.

Quel regard jeter-vous sur vos activités pendant l’année 2018 ?

Nous avons eu une année 2018 vraiment riche. Je puis vous dire que nous sommes tellement satisfaits parce que nous avons bouclé notre calendrier pratiquement à 100%. La très grande satisfaction vient des résultats produits par les enfants, parce que nous avons mis une politique en place, celle de rajeunir l’équipe nationale.  Nous voulions aussi battre les records, et c’est ce qui a été fait. C’est dire que la machine est en place, lancée dans la promotion des athlètes locaux. Nous voulions faire le test de pouvoir qualifier un athlète pour les jeux olympiques et nous l’avons fait avec Sandrine Mbumi (elle a battu le record du saut en longueur détenu par Françoise Mbango depuis des années, et le place à 6,65 m, ndlr). Il y a aussi les records de Marcel Mayack en longueur et Claude Chamaken au javelot et  celui du  400 m plat par Tetndap Nsangou.  Très bonne performance d’Abessolo Bivina qui dompte toutes les concurrentes du 200 m au championnat d’Afrique et arrive juste derrière la grande Marie Josée Talou de Côte d’Ivoire. C’est une montée en puissance des jeunes athlètes locaux entraînés aussi par les techniciens locaux. Une double satisfaction.

Quelles sont les attentes de la fédération camerounaise d’athlétisme du nouveau ministre des sports ?

Vous savez que tous les 30 millions de Camerounais sont des sportifs, des entraîneurs, ils sont des champions. Donc c’est un ministère très difficile, mais connaissant l’homme, un agrégé, un dirigeant convaincu, nous ne pensons pas un seul instant qu’il aura des difficultés. Il a déjà imprimé la donne lors de ses premières réunions de la course de l’espoir. Ce que nous allons lui demander, c’est d’être à l’écoute des dirigeants sportifs et des sportifs eux-mêmes, d’être à l’écoute de tout le mouvement sportif. Nous souhaitons qu’il mette en pratique la nouvelle loi qui est en place et qui respecte tous les canons. Là-dedans il y a des choses très importantes à l’instar du statut du sportif de haut niveau. Avec la construction des infrastructures futuristes où  l’athlétisme s’en sort bénéficiaire, il faut capitaliser en organisant des compétitions internationales d’envergure. Ceci va permettre aux sportifs étrangers de venir se mesurer au maximum de sportifs camerounais.

Quelles sont les grandes lignes de votre programme en 2019 et les objectifs à atteindre ?

Nous avons un programme très riche cette année. Il faut déjà rappeler que l’athlétisme camerounais a 60 ans et que nous allons organiser cet anniversaire  au mois de juillet autour des événements variés qui vont des plus jeunes aux plus vieux du national à l’international. Notre calendrier 2019 est très riche avec des compétitions sur pistes, routes et en salle dans les formations comme celle des hommes de médias. Il y a une nouvelle donne également avec l’intégration des compétitions scolaires qui seront jumelées à chaque fois avec les compétitions régionales pour permettre à l’athlétisme de rentrer totalement dans les établissements scolaires.  En plus de la course de l’Espoir en 2019, Il y aura six meetings interclubs, un grand meeting international à Yaoundé au mois de juillet. Nous aurons les championnats nationaux, et la coupe du Cameroun, le marathon international de Douala.  Il y aura aussi les premiers championnats nationaux scolaires. Un calendrier hyper vaste qui va nous emmener vers le défi qui nous interpelle toujours, celui des jeux africains où l’athlétisme camerounais doit être parmi les meilleurs si ce n’est d’être premier. Nous voulons tenir la dragée haute aux jeux africains en remportant le maximum de médailles, et aux championnats du monde, placer au moins deux athlètes en finale et pourquoi ne pas remporter une médaille. Je ne vais pas oublier la participation du Cameroun aux championnats d’Afrique des U18 et des U20 d’où nous souhaitons aussi ramener des médailles. Voilà étalé, le calendrier 2019 de la fédération camerounaise d’athlétisme et nos objectifs.

Propos recueillis par David Eyenguè

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *