20 ans de photographie en sports

Portrait. La  Ghanéenne Senyuiedzorm Awusi Adadevoh n’a aucun complexe à s’exprimer aux bords des aires de jeux dans un rôle qu’on a souvent attribué aux hommes. Avec ses caméras aux épaules, elle fait le tour du monde.

Senyuiedzorm Awusi Adadevoh est une journaliste photographe africaine parmi les milliers d’hommes accrédités pour le même travail ici. Elle fait partie des personnes chargées d’archiver l’histoire de cette Coupe du monde de Football en Russie: « Mon nom est Senyuidzorm Awusi Adadevoh je suis le photographe en chef de ImagesImage qui est une banque d’archives photos en ligne. Nous aidons les médias avec nos images faites sur le terrain, nous sommes à 98% orientés dans les sports. Nous faisons aussi la promotion des sports et des sportifs Africains  par les réseaux sociaux. Je suis dans la photographie depuis 19 ans maintenant, et depuis 12 ans, je suis spécialisée en sports ».

La jeune chef d’entreprise exerce dans un continent où une initiative pareille  est difficilement rentable : « L’Afrique est à un point où il n’y a pas beaucoup de reconnaissances d’un travail comme le nôtre. Nous ne voulons pas utiliser le mot apprécier.  Nous sommes encore au point où on ne reconnait pas l’art et les artistes. Nous n’avons pas  des personnes qui  achètent nos images. Au contraire, ils ne peuvent pas s’en passer. Le monde est arrivé à un niveau où on ne lit plus beaucoup. Les gens n’ont pas le temps pour ça. Donc nous publions nos photos, et n’importe quel média peut s’en servir. Tout ce que nous voulons, c’est que les médias signent nos images, mettent nos références ».

Un métier qu’elle pratique depuis bientôt vingt ans, et Awusi Adadevoh est à sa 3ème Coupe du Monde de football : « J’ai commencé à faire la photo, j’avais 18 ans. Ceci est ma 3ème Coupe du Monde de football.  J’ai été en Afrique du Sud en 2010, au Brésil en 2014 et ici en Russie 2018.

J’ai déjà parcouru plus de 30  pays et plusieurs compétitions dont les jeux olympiques de 2008 et plusieurs matches amicaux de la Fifa dans le monde ». Pour un travail souvent exercé par les hommes, c’est sans complexe que la jeune femme  de 37 ans se  glisse  dans l’aire des jeux en compagnie de la pléiade d’hommes qui l’entourent.

David Eyenguè à Moscou

 

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