La légion étrangère s’invite à Yaoundé

Mima Youth Open 2018. Depuis deux éditions, le tournoi de tennis des jeunes a ouvert ses portes aux joueurs venant de l’étranger. Quatre d’entre eux animent les courts cette saison.

Parmi les 200 jeunes qui ont fait le déplacement de Yaoundé pour le Mima Youth Open 2018, certains binationaux et autres étrangers ont fait le choix de participer pour évaluer leurs niveaux de jeu, et aussi se frotter à des techniques venues d’ailleurs. Hadrien Noboug est un joueur de tennis Camerounais qui vit en France. Né Le 6 avril 1997, l’étudiant en informatique à Caen est venu revoir le niveau de ses anciens camarades : « Cela fait deux ans et demi que je suis en France. Je connais quelques joueurs locaux avec qui on parle très souvent. Avant d’aller faire mes études, je jouais ici avec tous ces gars qui sont inscrits ici. Je suis venu évaluer mon niveau. Même si je n’ai pas beaucoup joué ces derniers temps, je sais que cela va se jouer. Le niveau de la compétition est plutôt bien par rapport aux infrastructures et au matériel qu’ils ont ici ». Le joueur junior est encore dans le tableau et espère aller le plus loin possible.

Le tenant du titre chez les juniors est un Gabonais qui n’a pas fait le déplacement de Yaoundé pour cause de maladie, mais le pays d’Ali Bongo Ondingba a livré d’autres joueurs cette année : « Je suis Pouaty L je suis un joueur de tennis résidant à Libreville. Je suis venu participer au tournoi, cela se passe encore bien, je suis en quart de finale. J’espère que l’avenir sera meilleur pour moi. Je suis né en 1998 ici au Cameroun et cela fait neuf ans que je joue au Gabon ». Le tournoi MYO a une grande renommée au Gabon, et chaque joueur l’a déjà inscrit dans son calendrier annuel.

Djeuga djomo Cédric né le 14 juillet 1998 à Libreville au Gabon, et depuis un an, il est inscrit dans une école d’ingénierie à l’université de Buéa. Il n’a voulu rater le tournoi, pour aucune raison : « Je suis un peu Camerounais et un peu Gabonais. J’ai grandi au Gabon depuis que je suis petit. J’ai appris à jouer au tennis au Gabon. Le niveau ici est assez intéressant. J’ai perdu en quart de finale par ma faute. Je n’étais pas concentré. Le niveau est assez impressionnant chez les jeunes de moins de 21 ans. Cela veut dire qu’il y a une relève. J’ai perdu mon match à cause du mental. Nous avons techniquement presque le même niveau. Si vous regardez le tableau, tous les matches se terminent en trois sets. Le tennis Gabonais en ce moment est à ses périodes les plus basses. Avant, il y avait le championnat national du Gabon qui permettait de voir de nombreux bons joueurs, aujourd’hui, ce n’est plus ça ». Cédric espère revenir plus fort l’année prochaine.

Mayuda Ndjié Rachel est la seule fille du groupe. Elle est au Cameroun, mais profite du tournoi pour voir arriver son père qui vient la superviser : « Je viens du Gabon. Je suis à Yaoundé depuis deux ans. Comme je fréquente ici,  je suis venu tester mon niveau. Ici c’est bien parce que les seules filles qui jouent au Gabon, c’est Célestine Avomo et Manuella Yonda.

Cela me plaît de venir jouer ici. Je suis un peu stressée, à l’idée de jouer Motale Ashle dans ma catégorie cadette. Mais c’est normal. Je  gère le stress, je crois bien que je peux gagner ». Sa demi-finale en catégorie des Cadettes, Rachel doit affronter la tenante du titre. Elle espère sortir du tournoi avec un bon niveau pour son pays.

David Eyengue

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