Après la noyade, le chantage

Fecacyclisme. Après l’annulation de la 15ème édition du tour cycliste du Cameroun, Les responsables de la fédération veulent rejeter le tort sur le ministère des sports

Plusieurs journalistes, hommes de médias et autres adeptes des réseaux sociaux ont reçu et partagé un message du responsable de la communication de la fédération camerounaise de cyclisme. Jean Baptiste Biaye est au bout d’une stratégie qui tente de prendre à témoin l’opinion publique en mettant au grand jour une correspondance que la fédération aurait reçue de l’instance faîtière mondiale. Une fédération qui a souvent l’opacité comme règle de fonctionnement nous envoie subitement un message : « Selon un courriel parvenu à la fédération camerounaise de cyclisme ce 11 mars 2018 à 14 h de Olivia Jacquet ,coordinatrice Route et calendrier de l’Union cycliste internationale, l’UCI a  appris que le départ de l’épreuve Tour du Cameroun 2018 qui devait avoir lieu le samedi 10 mars 2018,n’avait pas été donné, .Plusieurs informations contradictoires s’étant succédées (annulation, report, réduction de durée) ». Par conséquent, elle demande des indications sur la situation actuelle de l’épreuve et attend le retour au plus tard le lundi 12 mars au matin. «Passé ce délai, le Tour du Cameroun sera retiré du calendrier international ».

La tentative de cette fédération est incompréhensible, car cette note, au cas où elle existerait ressemble plus à une demande d’explications de l’UCI qu’à autre chose, et suscite plutôt plusieurs interrogations. La fédération camerounaise de cyclisme étant la seule interlocutrice de l’UCI, serait donc responsable des « informations contradictoires » parvenues à l’instance faîtière. A moins que la responsable de l’UCI ne soit allée sur les réseaux sociaux pour prendre les différentes informations qui s’y sont multipliées. Comment comprendre qu’une fédération mette sur les réseaux sociaux une demande d’explications à eux adressée par l’institution mondiale ? Il est bien connu que les règlements des grandes institutions mondiales de sports sont assortis de sanctions au cas de leur non-respect. Le Cameroun doit attendre la sanction et les amendes à payer avec une éventuelle suspension. La fecacyclisme est seule interlocutrice de l’UCI, et devra porter seule le chapeau de la déchéance.

David Eyengue

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