A l’UCI, c’est François Njiele qui était reconnu comme président

Jean Pierre Coppenolle. Le Belge commissaire de courses international parle des sanctions du Cameroun après l’annulation du tour 2018.

Bonjour Jean Pierre. A quoi peut-on s’attendre après une annulation du tour du Cameroun ?

Je crois que tout le monde devrait savoir qu’il y a des sanctions après ce genre de situation. Même si je ne peux pas vous dire avec exactitude ce que doit payer le Cameroun, je peux vous rassurer que cela va couter cher. Pour faire partie du calendrier de l’UCI, il y a une taxe d’inscription. Quand vous ne respectez pas vos engagements, il y a une autre taxe et des amendes aussi bien à l’UCI qu’à la commission antidopage.

Est-ce la première fois de voir une course annulée dans le monde ?

Non, ce n’est pas la première fois. Pour plusieurs raisons, certaines courses ont été annulées, mais jamais à 48 heures de l’épreuve. Jamais aussi proche du début comme cela a été le cas chez vous au Cameroun.

Le Cameroun peut-il revenir au calendrier UCI l’année prochaine ?

Oui, pourvu que les amendes soient payées, avec des explications qui sont attendues. Et à condition qu’il n’y ait pas de pays qui demande cette date du calendrier. Car s’il y a une concurrence, l’UCI va favoriser les autres.

Les équipes invitées peuvent-elles se plaindre à l’UCI ?

Bien sûr. Il faut que la fédération qui a annulé la course engage des négociations avec les fédérations ou équipes invitées, pour empêcher qu’elles envoient leurs plaintes au niveau de l’UCI. Le règlement est clair, l’organisateur dans ce cas doit couvrir tous les frais engagés par les équipes qui devaient participer à la course.

Notre fédération veut donner l’impression que c’est de la faute du ministère qui n’a pas débloqué de l’argent…

La fédération peut rejeter le tort sur qui elle veut, l’UCI n’a qu’un seul interlocuteur, et ce n’est pas le ministère.

Et si on dit que l’exécutif aux commandes n’est pas légal parce que l’olympiade était terminée depuis ?

Il y a des textes de statut de toutes les fédérations à l’UCI qui doit faire respecter les statuts. Pour ce qui est du Cameroun, je ne sais pas qui est légitime ou pas, mais il y avait déjà eu une situation au Cameroun en 2014 quand je suis arrivé pour la 1ère fois : Il fallait annuler les étapes du septentrion pour cause d’insécurité. La déclaration de changement d’itinéraire avait été signée par François Njiele, alors que c’est Moustapha Dogo qui était à la tête de la fédération. A l’UCI, c’est François Njiele qu’on connaissait comme président.

Quels sont les délais pour la fédération pour payer les amendes ?

Les autres fédérations invitées doivent leur envoyer leurs factures, et cela doit se passer entre la fédération camerounaise et les équipes, pour  que celles-ci ne se plaignent pas plus haut. Puis il y a l’amende à payer en haut, et attendre de voir le prochain calendrier. Cela peut bien avoir une incidence sur la 2ème course (le GPCB, ndlr), que le Cameroun a dans le calendrier international.

Propos recueillis par David Eyengue

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