Ahmad Ahmad continue la pression sur le Cameroun pour la CAN 2019

Le président de la CAF

Le président de la CAF s’est exprimé en marge de la réunion du comité exécutif sur les premiers résultats de la commission d’inspection qui a été au Cameroun il y a quelques jours.

La presse sportive africaine attendait impatiemment que les délégués de la CAF à la 40ème assemblée générale abordent  le point sur les résultats de la 1ère commission d’inspection qui a séjourné au Cameroun ces derniers jours. Interrogé en marge des travaux, le président de la CAF n’a pas semblé d’accord avec ce qui avait été relayé dans les médias : «Nous avons une instance au sein de la Confédération qui conçoit, analyse et propose au comité exécutif des décisions à prendre. Vous savez très bien qu’on a nommé un auditeur indépendant qui a déjà fait une première visite d’inspection avec quelques experts. Ce que je peux vous dire, évidemment sans aller dans la polémique, je ne vous dirai pas ici les vrais rapports. Il y a des gens qui veulent mentir. Entre le rapport et le cahier de charges, il y a encore un déficit énorme. On demande au Cameroun de rattraper dans la mesure du possible ».

Il a bien été question du Cameroun à l’ordre du jour lors de la dernière assise du comité exécutif de la CAF à Casablanca le 31 janvier dernier. Parmi les Camerounais présents, il y avait Joseph Antoine Bell, membre de la commission d’organisation de cette compétition : «La séance avait été ouverte par le président de la CAF lui-même avant qu’il ne s’éclipse et qu’il laisse la place au président de cette commission. En gros l’esprit dans lequel le président a souhaité qu’on travaille est un esprit connu du football. C’est-à-dire celui que tous les techniciens de foot prononce : il ne faut pas confondre vitesse et précipitation », a précisé l’ancien Lion Indomptable.

Plusieurs interprétations sont faites des sorties médiatiques d’Ahmad Ahmad, le président de la CAF. Certains lui prêtent des intentions de vouloir retirer l’organisation de la compétition au Cameroun, et qu’il serait seul à décider de quel pays va accueillir la compétition. Le président de la CAF a tenu à préciser : «Mais sachez que je suis un homme qui tient à sa  parole. Le comité exécutif ne changera pas d’un iota les décisions qu’on avait prises, par rapport aux résolutions du symposium. Les acteurs du football veulent d’une CAN meilleure sur tous les plans. Les stades, les pelouses, les hôpitaux, les infrastructures ». Une précision qui laisse transparaître un éventuel retard dans les préparatifs au Cameroun. Pour le temps qui reste, il faut accélérer les choses. La Caf, par la voix de son président, montre un fair-play vis-à-vis du Cameroun. Il faut toutefois être sérieux selon Joseph Antoine Bell : «Je dois aussi vous dire que cet esprit de fair-play qui veut qu’on donne le temps au Cameroun pour travailler, n’enlève pas la rigueur avec laquelle le Cameroun sera jugé le moment venu ». L’engagement du chef de l’Etat du Cameroun est un outil important à prendre en compte selon l’ancien gardien de buts des Lions Indomptables : « Dans tous les pays du monde en Afrique encore plus qu’ailleurs, lorsqu’un chef d’Etat s’engage, cela signifie quelque chose. Le Cameroun sera prêt le jour dit », a-t-il conclu. Le Cameroun tient encore sa CAN et doit accélérer les chantiers pendant les 12 prochains mois s’il ne veut pas la regarder à la télé, plutôt que l’organiser sur ses terres.

David Eyengue à Casablanca