La confédération africaine des journalistes sportifs voit le jour

Casablanca. Les journalistes sportifs africains se sont réunis pour prendre leur destin en mains en créant une structure continentale indispensable à leur épanouissement.

Toutes les associations de journalistes sportifs africaines sont affiliées à l’Association Internationale de la presse sportive (AIPS). Une instance mondiale qui existe depuis 98 ans, et qui impose certaines conditions aux associations affiliées pour leur existence. Une certaine restriction de la liberté d’association, une incongruité qui n’aura que trop duré. Hédi Hamel, journaliste sportif depuis plus d’une quarantaine d’années et icône du métier dans le continent a fait un constat  plus amer : « Il y a des articles sur le sport africain qui datent de 1888, soit prêt de 130 ans. Ce qui explique que le journalisme africain est beaucoup plus vieux que l’organe AIPS qui semble réguler. Il est important que les journalistes africains se prennent en main, il est impératif d’avoir un organe qui offre la liberté totale aux journalistes sportifs du continent. Ce jour du 30 janvier 2018  est un jour important car nous allons prendre le train de l’indépendance ensemble, et chacun de vous va continuer le combat pour la liberté de la presse », a martelé le vétéran journaliste.

L’appel de Casablanca

Un peu plus de 50 journalistes Africains sont présents dans cette salle d’un hôtel de Casablanca où la proposition est faite. Une proposition qui requiert rapidement l’unanimité des hommes et femmes présents, surpris de voir arriver Ahmad Ahmad, le président de la Confédération Africaine de Football (CAF) venu soutenir leur action : « Vous êtes peut-être surpris de ma présence, mais vous n’avez pas à me remercier. C’est une obligation pour moi d’être là avec vous. Je l’ai toujours dit, on ne peut pas envisager de développer le football ou tout autre sport sans l’apport de la presse. Je soutiens cette initiative ». Une sortie applaudie par les membres fondateurs de la nouvelle structure continentale des journalistes sportifs. Hedi Hamel de préciser : « C’est fini l’ère où l’Afrique laissait écrire son histoire par les autres. Nous allons ensemble faire une pétition que nous allons dénommer l’appel de Casablanca ». Plusieurs groupes seront formés immédiatement pour travailler sur les textes de la nouvelle structure et la constitution d’un comité provisoire qui va coordonner les actions.

David Eyengue à Casablanca