Marathon International de Marrakech : plus qu’une course, une vitrine du Maroc.

Il a la même distance que les autres courses de son genre organisées dans le monde, mais les 42,195Km de Marrakech constituent une fête qui permet au Maroc d’ouvrir ses portes au monde entier.

Fête historique

Après 29 ans d’existence, le Marathon International de Marrakech est toujours à l’école. Une école de l’excellence, sous la direction d’un homme dont la vie est confondue à celle d’un étudiant en quête de perfectionnement. Le Professeur Mohamed Knidiri est ancien Ministre de l’éducation nationale du Maroc, président de l’Association du Grand Atlas (AGA) qui organise cette course depuis trois décennies. Le propriétaire de l’une des premières universités privées du Royaume Chérifien a fait du Marathon de Marrakech un outil du patrimoine de son pays. Dans cette organisation annuelle, l’AGA a  toujours bénéficié de la sollicitude royale. Né sous le règne du Roi Hassan II, le MIM  est suivi de prêt par S.M. Le Roi Mohammed VI. Il est aussi soutenu par le Ministère des Sports, la Fédération Royale Marocaine d’Athlétisme, la Wilaya la ville et la région de Marrakech-Safi.

Fête touristique

Le marathon de Marrakech fédère un public en nombre toujours plus grand. Inscrit dans le calendrier de l’AIMS parmi les 443 épreuves  de la saison sportive 2017-2018, il veut à chaque fois tenir son rang de 1er dans le continent africain, mais aussi sa place régulière très proche du top 10 mondial. Et pour cela, les organisateurs profitent de la position  géographique stratégique du Maroc. Le pays de Mohammed VI est à 14 km de l’Europe où l’hiver est très rude en ce mois de janvier. En plus des participations des Marocains, on dénombre chaque année de plus en plus de personnes d’autres nationalités qui sollicitent y participer. En cette 29ème édition de 2018,  on a vu venir des participants de plus de 65 pays des cinq continents qui viennent courir le  marathon ou le semi-marathon.

Fête sportive

Au fil des 29 années de cohésion, le MIM est devenu une école de promotion et de lancement de grandes stars de la discipline. Il est le seul évènement sportif qui a été  retenu par la Fédération Internationale d’Athlétisme (IAAF) au niveau continental africain, comme un saut-exclusion pour la qualification des athlètes aux JO et au championnat du monde. En 2012, 24 athlètes y ont gagné le droit d’aller aux JO dont sept Marocains. Le MIM est aussi dans une course au classement des organisations mondiales de ce genre d’épreuves. Compte tenu de la très bonne organisation,  l’IAAF et l’Association of International Marathons and Distances Races (AIMS)  l’ont  classé 11ème parmi les  meilleurs marathons du monde en 2013,  après ceux de Berlin, Chicago, Dubai, hamburg, Amsterdam, Paris, Rotterdam, Londres, Frankfurt et Séoul. Il faut aussi noter que son semi-marathon est l’un des plus rapides au monde. Il y a donc une grosse adversité aussi bien dans le marathon des dames que dans les 21 km très sollicités. Pour cette année 2018, l’Ethiopienne Tinbet Gidey Weldegebriel a parcouru les 42,195 km en 2h26’48’’. Elle a été accompagnée sur le podium par Truphena Chepkirchir (2h28’11’’) et Ruth Wanjiru Kuria (2h28’27’’). Le semi-marathon a connu une razzia marocaine aussi bien chez les hommes que chez les dames. Amgar hicham (1h00’23’’), Alarbi Mohamed Reda (1h00’38’’) et Aziz Mustapha (1h00’41’’) sont montés sur le  podium des messieurs, alors que Caatmani Sana (1h10’43’’), hajiba Lisnwi (1h11’07’’) et Achahbar Sana (1h11’32’’) ont été les plus fortes.

David Eyengue à Marrakech

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