le boxeur camerounais Smaila réussit son entrée en pros.

Noble art. Smaila Mahaman vient de gagner son premier combat professionnel en boxant avec un  bras cassé pendant la durée de trois rounds. C’était en fin du mois de juillet 2017 en Namibie.

Après dix années de combats chez les amateurs, il était temps pour le boxeur camerounais de passer un cap, celui du monde professionnel. Pour son premier combat professionnel, Smaila Mahaman a bénéficié d’un combat que lui a trouvé Claude Kouam, un des intermédiaires dans la discipline résidant à Dubai. Le combat contre le sud –africain  Josan Masala, organisé par un promoteur du pays de Mandela, Steve  Kalakoda,  s’est tenu le 28 juillet dernier sous l’égide de la fédération IBF et dans la catégorie des 66 kgs. Plusieurs changements étaient imposés à ce néo-professionnel, comme celui de la catégorie et celui de la durée du combat. Pendant dix années, le boxeur camerounais a évolué dans la catégorie des moins de 64 kgs, et n’avait eu jusque là que des combats de trois rounds au maximum. Il a fallu passer chez les 66 kgs, et supporter un combat de quatre rounds au moins. Le boxeur revenu au Cameroun a été rencontré avec un bandage traditionnel sur le bras gauche : « J’ai préféré la médecine traditionnelle pour la fracture de mon bras, elle qui m’impose six semaines de repos au lieu de celle moderne pour laquelle je dois passer six mois avant de revenir aux entrainements. » En fait, Smaila Mahaman a été fracturé du bras pendant le combat, et l’a gagné malgré tout : « Cela s’est passé au 2ème round. J’ai reçu un coup sur ma garde gauche, et je me suis dit que la douleur est juste passagère, comme d’habitude. Mais pendant un bon temps de ce second round et pendant le reste du combat je bossais avec une seule main. Et  mon adversaire croyait que je me vantais. Et pourtant, je n’arrivais pas à lever le bras gauche (les images sont saisissantes). Au bout du combat, je l’ai remporté à l’unanimité des trois juges. » Une entrée remarquable du boxeur qui a porté pendant dix années, le drapeau du Cameroun dans les combats amateurs et qui a participé à deux Jeux Olympiques Beijing 2008 et Rio 2016. L’ancien champion d’Afrique des moins de 64 kgs de 2008 et 2014 a désormais un nouveau challenge, celui de se faire un nom dans la boxe professionnelle.

David Eyengue

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