Nos reporters étaient trop simples

Pour faire un voyage d’avion partant du Cameroun, l’accoutrement du voyageur serait déjà un critère de sélection. Une attitude de quelques agents zélés qui passent à côté de la plaque.

Il est 21 heures 30 minutes et le cheking de la compagnie Turkish Airlines vient de commencer à l’aéroport de Douala ce mercredi 14 juin 2017. Le gros porteur  boieng 737 -700 doit aller sur Istanbul, une escale de transit pour nos deux reporters en route pour Moscou.

 » Pour quelle raison vous rendez-vous à Moscou ?  » demande la jeune femme dont le travail consiste à peser les bagages des passagers de l’entreprise qui l’emploi. A cette question, votre reporter (David EYENGUE) se tourne vers son collaborateur  ( Raphaël Happi) et lui demande : tu me vois la sorcellerie ?

La dame insiste et demande à passer au suivant. Mais le suivant est malheureusement mon collègue à qui elle pose la même question. « Madame, sauf à croire que nous n’avons pas la liberté de nous mouvoir, et d’où vous prenez ça, nous croyons humblement que ce n’est pas votre rôle de nous poser cette question. » Un de ses collègues s’approche et s’entend dire:  » mon frère, regarde comment les gens sont habillés, et dans leurs passeports, il y a des visas pour la Russie. » Ce dernier passe à l’attaque :   » Messieurs, on peut voir votre lettre d’invitation ?  » pour ne pas attirer plus de foule qui s’était déjà constituée en peu de temps, au premier geste, les lettres de la FIFA qui portaient le nom de chacun de nous ont fait trembler ces deux employés zélés, qui n’ont pas aussi compris pourquoi nous qui selon la FIFA,  avons droit à 25 kgs fois 2 de bagages ne portions chacun qu’un sac de moins de 15 kgs, et que nos bagages de cabine ( sac à dos comprenant ordinateurs et autres appareils de photos) étaient presque plus lourds que nos bagages de soute. Vos reporters étaient trop simples aux yeux de ces employés pour une destination aussi lointaine. C’était aussi pour notre équipe, un aperçu des coulisses qui meubleront certainement vos colonnes durant la coupe des confédérations 2017.

Le reporter
Le reporter

David EYENGUE à Istanbul.

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