Honoré Yossi : Il ya des choses étranges qui se passent dans le peloton.

Le président de la fécacyclisme parlant aux coureurs

En marge de la 5ème étape du tour du Cameroun2017 courue à Douala, le président de la fédération a donné une conférence de presse où il insinue que les étrangers sont dopés.

C’est une sortie qui fera de grands bruits dans le monde du cyclisme pendant les prochains jours. Pour expliquer les contre-performances des coureurs camerounais engagés au tour, le président de la fédération déclare que le manque des contrôles anti-dopage donne des ailes aux coureurs qui gagnent les distinctions dans le tour. « Il ya une rubrique destinée au contrôle antidopage. Le responsable est en Suisse pour un séminaire. Je ne sais pas s’il a pris des dispositions pour faire des contrôles. Les cyclistes qui arrivent ici savent bien qu’il n’y a pas de structure pour contrôler. Il y a des choses qui se disent dans le peloton. Il ya des choses incroyables qui se sont faites à Bafoussam, à Limbé et à Kumba. » Cette déclaration fait suite à un post du responsable de la communication  de la fédération, Jean Baptiste Biaye qui écrivait sur son mur facebook que les contrôles anti-dopage ne sont pas faits, pour expliquer la déchéance des coureurs camerounais de ce tour.  La presse de la capitale économique a assisté à un échange musclé entre ces membres de la fédération et le journaliste auteur de ces lignes qui leur demandait s’ils ne sont pas les mauvais perdants. Entre autres déclarations faites par le président de la fédération Honoré Yossi, il a reconnu que les cyclistes suspendus, puis retraités étaient encore importants pour la petite reine camerounaise et que la porte leur était encore ouverte. Damien Tekou et Gérémie Nzeke commencent déjà à manquer à ce groupe en panne de victoire et d’exploits. Les déclarations du président de la fédération commencent déjà à produire des réactions des commissaires de l’UCI, et les autres équipes européennes accusées promettent de donner une conférence de presse le lendemain avant le départ de l’étape Douala-Kribi.

David Eyengue